Pourquoi ?

 

Le service Observation et statistiques de l’environnement (SoeS) (MINISTÈRE DE L’ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L'ÉNERGIE) estimait en 2008 à environ 1,3 milliard de mètres cubes de perte en eau potable par an, ce qui correspond à des pertes de 38 000 litres par seconde.

Les causes sont multiples (conditions de pose, nature du terrain, qualité de l’eau, âge des conduites, environnement du réseau, etc.)

De plus, le Grenelle de l’Environnement et le décret n°2012-97 du 27 janvier 2012 fixent des objectifs à atteindre en termes de rendement des réseaux d’eau potable, ce basant sur le constat que :

  • Les pertes d’eau, notamment celles dues aux fuites représentent environ ¼ des volumes produits,
  • Le vieillissement des canalisations est susceptible d’engendrer une altération de la qualité organoleptique, microbiologique ou physico-chimique de l’eau distribuée
  • Le renouvellement des canalisations est une des réponses à cet objectif d’amélioration.

De même, pour les réseaux d’assainissement, si le traitement des eaux usées des collectivités s’est sensiblement amélioré, l’état général des réseaux nécessite encore bien des efforts puisque :

  • Une partie de la pollution collectée n’arrive pas jusqu’aux stations d’épuration,
  • Les quantités d’eau claire parasites drainées par les réseaux sont très importantes
  • Des défauts sont fréquemment relevés sur des réseaux neufs, lors des contrôles préalables à leur réception
  • Des actions  de réhabilitation ou d’amélioration du fonctionnement se révèlent  nécessaires sur des ouvrages construits il y a moins de 10 ans

Dans les prochaines années, le renouvellement des infrastructures liées à l’eau potable et à l’assainissement va donc devenir un enjeu majeur. Dans la région Languedoc Roussillon il est estimé à 0.4% de renouvellement par an.

Ces investissements doivent s’inscrire dans une véritable logique de développement durable, en ancrant dans le long terme ces réseaux de seconde génération pour assurer la pérennité de ce patrimoine. Alors que les contraintes financières sont fortes pour les collectivités, il importe d’optimiser ces opérations.

Cependant, ces obligations réglementaires, assorties d’instructions techniques et de dispositions normatives se heurtent, aujourd’hui comme hier, à des difficultés de mise en œuvre sur le terrain.
Ces difficultés  sont à rechercher  au niveau  de chacune  des étapes qui  jalonnent la réalisation d’un  réseau d’eau potable ou d’assainissement -  processus décisionnel  -  conception - consultation -  exécution  - réception  des ouvrages -  et doivent  par  conséquent,  être  appréhendées  dans le cadre d’un partenariat entre les divers acteurs impliqués.